Veronica Swift – This Bitter Earth

Jazz 4.0 out of 5.0 stars

À Seulement 27 ans, le parcours professionnel de Veronica Swift est impressionnant. Élevée à Charlottesville, en Virginie, elle a enregistré son premier album, Veronica’s House of Jazz, alors qu’elle n’avait que neuf ans. Après avoir sorti son deuxième album, It’s Great to Be Alive, alors âgée de 11 ans, Swift a continué à se produire dans de grandes salles telles que le Dizzy’s Club au Jazz at Lincoln Center à New York. Elle a joué et tourné avec des sommités du jazz, les trompettistes Wynton Marsalis et Chris Botti, ansi que les pianistes Benny Green, Michael Feinstein et Emmet Cohen.

Pour son deuxième album sur le label Mack Avenue, This Bitter Earth, la chanteuse est accompagnée d’un quintette de pointures mené par le pianiste Emmet Cohen. Un disque de reprises de standards, composé de treize chansons, qui aborde des thèmes sociaux comme la violence conjugale avec He Hit Me (And It Felt Like a Kiss), le sexisme avec How Lovely to Be a Woman ainsi que le racisme (You’ve got to be carefully taught) et le danger des fakes news (The Sports Page).

« Je veux que cet album ait deux approches distinctes », explique-t-elle. « Je voulais commencer par la place des femmes dans la société actuelle et comment elle évolue. Puis, j’ai voulu aborder d’autres maux dans le monde, qu’il s’agisse de racisme ou de fake news. Mais je n’adopte aucune position politique. Je suis très clair avec mon public qu’en tant qu’artiste, j’aborde certains problèmes en tant qu’observatrice.»

Grâce à son jazz énergique, Veronica Swift dépoussière avec brio les standards et elle y laisse éclore sa grande sensibilité musicale. Un jazz subtil avec de belles envolées lyriques qui puise son inspiration aussi bien dans le jazz que la comédie musicale en passant par le R&B. Des reprises parfaites à forte résonance émotionnelle qui reviennent enchanter nos oreilles et lui permettent de concevoir ce sublime album.

Photo Matt Baker

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