C’est officiel : Kim Jones lancera sa marque éponyme à la mi-2027. Après avoir dirigé la création de plusieurs grandes maisons de luxe, le designer britannique s’apprête à développer son propre univers, à la croisée de la mode, de l’art et du design.
« Après de nombreuses années passées à travailler avec des maisons et des collaborateurs extraordinaires, le moment me semble venu de faire à nouveau quelque chose sous mon propre nom », a-t-il déclaré dans un communiqué. Cette marque lui permettra d’explorer de nouvelles pistes créatives et d’affirmer sa propre vision stylistique.
Le savoir-faire artisanal occupera une place centrale dans cette nouvelle marque. Les vêtements seront principalement fabriqués au Japon, tandis que la maroquinerie sera produite en Italie. Un choix qui reflète l’intérêt de longue date de Kim Jones pour les matières, les techniques de confection et les traditions locales.
Tout au long de sa carrière, le créateur a cultivé un dialogue entre les cultures et les disciplines. Chez Louis Vuitton, Dior Homme et Fendi, il a notamment exploré les liens entre mode, art contemporain et culture populaire. Sa marque personnelle devrait lui offrir un nouveau champ d’expression, où ces influences pourront nourrir des propositions inédites.
Les contours précis des premières collections et le positionnement tarifaire restent à découvrir. Si aucun prix n’a encore été communiqué, le projet entend dépasser les catégories traditionnelles du vestiaire, sans que les contours exacts de cette proposition aient été précisés.
Pour accompagner le lancement de sa marque, Kim Jones prévoit d’associer commerce en ligne et distribution physique. Une boutique indépendante doit notamment ouvrir à Hong Kong, au sein de Central Yards, un projet immobilier et commercial développé par Henderson Land. D’autres points de vente en Asie, ainsi que des partenariats de distribution sélectifs, sont également envisagés.
Le choix de Hong Kong s’inscrit dans la continuité de son parcours. Le créateur a dirigé la création de Dunhill de 2008 à 2011, une période durant laquelle il a notamment développé ses liens avec la région et approfondi sa connaissance du tailoring. La ville pourrait également constituer un point d’ancrage stratégique pour développer la présence de sa marque auprès d’une clientèle internationale et asiatique. Son retour dans la région prend ainsi une nouvelle dimension : celle d’un créateur qui entend construire sa propre identité commerciale.
Depuis son départ de Fendi en 2024, puis de Dior Homme en 2025, Kim Jones a poursuivi ses activités en Asie, notamment à travers des collaborations avec le constructeur automobile Avatr et la marque chinoise Bosideng.
Avec cette nouvelle marque, le designer entend désormais développer sa propre vision du luxe, entre savoir-faire japonais, fabrication italienne et ouverture sur les marchés asiatiques. Reste à découvrir comment cette signature personnelle parviendra à se démarquer face aux acteurs établis du secteur.
Alasdair McLellan. Courtesy of Kim Jones








