Moncler fait de la durabilité un levier de performance

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Longtemps cantonnée à un rôle d’image, la durabilité est désormais un levier structurant des modèles économiques du luxe. Chez Moncler, elle dépasse le cadre du discours pour s’imposer comme un pilier stratégique.

Pour la septième année consécutive, le groupe italien se hisse en tête du secteur « Textiles, Apparel & Luxury Goods » des indices Dow Jones Best-in-Class World et Europe, avec un score de 91/100 attribué par S&P Global.

Une performance qui confirme l’importance croissante des critères ESG dans l’évaluation des acteurs du luxe et, plus largement, dans leur capacité à créer de la valeur à long terme.

Dans un marché sous pression, cette constance reflète une stratégie structurée, fondée sur des objectifs mesurables et un alignement clair avec les attentes des investisseurs. « Nous poursuivons notre parcours avec engagement, conscients qu’il reste encore beaucoup à faire », souligne Remo Ruffini, inscrivant cette dynamique dans une logique de progression continue, avec en ligne de mire la neutralité carbone à horizon 2050.

Les résultats opérationnels traduisent cette trajectoire : les émissions directes (scopes 1 et 2) ont reculé de 46 % depuis 2021, tandis que le groupe utilise une électricité 100 % renouvelable depuis 2023. Plus de 55 % des tissus et fils relèvent désormais de matières à impact réduit ; le nylon recyclé dépasse 60 % des volumes, et le coton responsable franchit 55 %.

Comme l’ensemble du secteur, Moncler doit désormais s’attaquer à l’impact de sa chaîne d’approvisionnement — principal poste d’émissions dans la mode. Le groupe a engagé ses fournisseurs stratégiques dans des trajectoires de décarbonation, avec 30 % d’entre eux déjà accompagnés dans la définition de plans de réduction.

Cette extension du périmètre ESG marque un tournant : la performance environnementale ne se limite plus aux opérations internes, elle dépend de la transformation de l’ensemble de l’écosystème.

Sur le plan social, les indicateurs confirment cette structuration : les femmes représentent 71 % des effectifs et 53 % du management, tandis que la certification EDGE valide l’égalité salariale.

À moyen terme, le plan « SIDE by SIDE » fixe des objectifs précis sur l’usage de matières recyclées et certifiées, traduisant un alignement avec les standards émergents du secteur.

Dans un environnement marqué par la pression réglementaire et l’exigence accrue des investisseurs, les groupes capables de démontrer des résultats tangibles prennent un avantage compétitif. Moncler s’inscrit aujourd’hui parmi les références du luxe aux côtés de LVMH et Kering.

Dans ce nouveau récit du luxe, la responsabilité devient une condition de la désirabilité. Reste à savoir si cet avantage peut durer, à mesure que l’ensemble du secteur accélère sa transformation.

Courtesy of Moncler

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